Le Jardin tropical
Situé à l’orée du Bois de Vincennes côté Nogent, avenue de la Belle Gabrielle, le jardin d’essai colonial a vu le jour en 1899 pour améliorer la productivité agricole des colonies. Les plants de toutes sortes d’espèces exotiques y sont alors étudiés et cultivés sur place dans des serres et laboratoires, et une bibliothèque historique abrite tous les ouvrages et revues spécialisées. Le site, qui dépend du ministère des colonies, accueille en 1907 une exposition coloniale, comme il y en a eu plusieurs à cette époque, reconstituant sur quelques hectares des villages d’Asie et d’Afrique, avec leurs constructions et, pour quelques mois, leurs habitants. Un véritable zoo humain qui à l’époque fait un tabac : 2 millions de visiteurs en 6 mois.
Durant la première guerre mondiale, plusieurs bâtiments sont transformés en hôpitaux pour accueillir les blessés ressortissants des colonies. Après la fin du conflit, s’érige une série de monuments aux morts dédiés aux soldats d’outre – France métropolitaine, morts au combat.
Après la décolonisation, le site continue d’héberger les chercheurs, et principalement le CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) qui, notamment, étudie et présente à la filière bois les espèces les plus exotiques, avant qu’une grande partie de l’activité du site ne soit délocalisée à Montpellier. Depuis, coexistent chercheurs du CIRAD et d’autres organismes comme le GRET (Groupe de recherche et d’échange technologique), Vétérinaires sans frontières…
En 2003, la partie du jardin accueillant les vestiges des monuments édifiés lors de l’exposition coloniale(soit les deux-tiers du site) est donnée à la ville de Paris. Seul 1,7 hectare reste la propriété de l’Etat. La réhabilitation a aujourd’hui commencé, par petites touches. Premier édifice concerné : le bâtiment Indochine, actuellement en cours de réfection. Des réflexions sont également en cours pour associer d’autres villes à la valorisation du site. Le maire de Nogent a du reste rencontré l’adjoint à l’urbanisme de la capitale, Pierre Mansat, sur cette question, en 2005.
En parallèle, le CIRAD n’a pas délaissé sa partie et continue de développer son campus informel du développement durable, démarré en 1998 et inscrit dans le contrat d’objectifs 2008-2011 de l’organisme, en association avec des partenaires comme l’ l’IDDRI (Institut international du développement durable), l’IRD (Institut de recherche pour le développement), le CNRS (centre national de la recherche scientifique) ainsi que des universités, grandes écoles parisiennes et ONG.
Pour en savoir plus sur l’histoire et le devenir du Jardin tropical, un livre largement illustré a été édité en 2005 : Le Jardin d’agronomie tropical, de l’agriculture coloniale au développement durable. Par Isabelle Levêque, Dominique Pinon, Michel Griffon. Editions CIRAD, Actes Sud
Une collection de cartes postales de l’exposition coloniale est également visible aux Archives de Nogent sur Marne
Pour visiter :
Partie CIRAD : non ouvert au public
Partie Jardin tropical : Entrée libre et gratuite tous les jours et visite guidée possible les samedis et dimanches (cf le site de la ville de Paris pour les informations pratiques)


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le 17 septembre 2009 à 21:39 h
[...] de l’ancien château de Plaisance ou du Perreux -avant la révolution, jardin colonial au début du XXème siècle (mais dont les vestiges sont toujours visibles à l’orée du bois [...]
le 12 novembre 2009 à 17:01 h
dimanche dernier j’ai organisé pour des amis une traversée du bois de Vincennes jusqu’au Jardin colonial. Nous avons trouvé ce lieu très original à découvrir. Quel dommage que la plupart des bâtiments soient à moitié détruits et à l’abandon. De même les panneaux explicatifs sont en bien piteux état. A quand une restauration de tout le site?