Les propositions de Marc Arazi sur l’urbanisme, la fiscalité et la gouvernance
Mobilisation contre les antennes relais à proximité des écoles, contre la destruction à des fins de promotion immobilière d’une maison rue André Pontier, contre un projet d’immeuble en lieu et place de l’école Marie Curie (après sa décontamination), participation à la réflexion autour du réaménagement de la jonction A4-A86 avec les élus et associations des villes voisines, remise en cause du projet de réaménagement urbain autour du RER A… Marc Arazi n’en est pas à son premier combat sur Nogent. Installé ici depuis 2000 après avoir revendu la société d’aide à l’implantation des professionnels de santé (Mediforce) -cofondée lorsqu’il était jeune médecin- à Bnp Paribas, il s’est très rapidement investi dans l’association de son quartier (l’ACN, association du coteau de Nogent) dont il est devenu président (il en a démissionné depuis l’annonce de sa candidature).
A 47 ans, c’est dans le prolongement de cet engagement associatif au service de sa ville qu’il a décidé de se présenter aux municipales, indépendant comme il tient à le souligner : des partis politiques comme des promoteurs. Voici ses positions concernant l’urbanisme, la fiscalité et la gouvernance :
Sur l’urbanisme
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Quels objectifs en terme de densification ?
Marc Arazi : Je suis fondamentalement opposé aux méthodes du SDRIF (schéma directeur régional d’Ile de France) qui consistent à imposer une direction de manière unilatérale. Il n’est pas question de se laisser dicter notre urbanisation par qui que ce soit, ni la région, ni les promoteurs. Nogent a une identité remarquable qu’il faut protéger définitivement. Ce qui n’empêche pas de densifier certains axes comme le boulevard de Strasbourg.
Quel projet urbanistique ?
Marc Arazi : Je m’engage à lancer un PLU dès ma première année de mandature, en concertation avec les habitants. Concrètement, je veux faire du boulevard de Strasbourg un axe majeur du développement économique, en y installant des entreprises et des commerces. Je souhaite également désenclaver le quartier des Maréchaux grâce à l’implantation de services, commerces de proximité et banques.
Je souhaite faire du quartier de la Marne une destination de loisirs en y développant l’offre de restauration et en prolongeant la promenade jusqu’aux guinguettes de Joinville d’un côté, Champigny de l’autre, grâce à deux passerelles. J’irai également voir les propriétaires du parc des Artistes afin d’envisager son ouverture au public pour qu’il profite à tous.
Concernant le pôle du RER A, je ne me sens pas du tout engagé dans le projet actuel. Je ne vois pas le développement économique de la ville à cet endroit là .
Quelles propositions pour améliorer le l’offre de logement social et répondre aux critères de la loi SRU ?
Marc Arazi : Je m’engage à poursuivre et amplifier la rénovation du parc social actuel. Ce qui importe ensuite est que les logements sociaux soient mieux répartis dans la ville mais nous ne pourrons pas passer de 12 % à 20 % de logements sociaux en 6 ans. Nous nous fixerons un objectif réaliste et nous y tiendrons. Je n’ai pas non plus de position dogmatique concernant les 20 % de logement social à chaque construction.
Gestion du site Marie Curie, que fait-on ?
Marc Arazi : La priorité est de dépolluer, en effectuant si nécessaire des diagnostics supplémentaire afin de confirmer le périmètre de décontamination. J’envisage en outre un partenariat avec une association indépendant type CRIIRAD afin de rassurer les riverains sur les procédures de décontamination. Concernant le devenir de cet emplacement, je souhaite conserver l’aspect pavillonnaire de ce quartier. L’installation d’un équipement public n’y est pas exclue.
Sur les finances municipales
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Comment dégager de la marge de manœuvre pour mener à bien les projets sans faire exploser les impôts locaux ?
Marc Arazi : Je souhaite donner les moyens du développement économique à cette ville et suis prêt à aller faire le VRP pour chercher des entreprises souhaitant s’y installer. Je compte fortement développer l’activité économique le long du boulevard de Strasbourg, en m’appuyant ou non sur une thématique. Je m’engage également à créer un poste de chargé de développement économique. Afin de doter la ville de tous les moyens de cette expansion, j’encouragerai le déploiement de la fibre optique.
Je m’engage aussi à rationaliser la gestion. Pour cela, je ferai réaliser un audit dont je publierai immédiatement les résultats.
Au-delà de Nogent – Le Perreux, je développerai des synergies, voire l’extension de la communauté d’agglomération à des villes comme Joinville, Fontenay ou Champigny.
Concernant la transparence, je m’engage à rendre disponible l’information (audits, comptes-rendus des conseils municipaux, traitement des contentieux, budgets des associations, attribution des places en crèche…) à tous les Nogentais et de manière compréhensible. Cette transparence passera notamment via un ambitieux projet de portail Internet. Je m’engage en outre à filmer et rendre public les conseils municipaux –ce qui incitera sans doute leurs participants à se parler mieux.
Quel objectif en matière d’imposition ?
Marc Arazi : Notre objectif est d’abord d’augmenter notre valeur pour ensuite mieux répartir les richesses en améliorant notamment l’accès au sport et à la culture. Je n’ai pas signé la charte de l’ADCN (ndlr : charte envoyée par l’Association des Contribuables Nogentais à tous les candidats, leur demandant de s’engager à baisser les impôts locaux de 18 à 15 millions € au cours de la mandature)
Sur la participation des citoyens
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Quelles propositions pour développer la participation des citoyens ?
Marc Arazi : Je souhaite poursuivre les réunions de quartier en changeant peut-être les horaires (parfois le samedi au lieu des soirs de semaine) afin de permettre au plus grand nombre de s’y rendre. Je propose également qu’on y définisse un ordre du jour précis, avec compte-rendu de réunion.
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7 Février 2008 à 21:51h
@ Laurent Bernat,
Si la modification sociétale reposait sur le passage de 10 MBS à 1Gbs ce serait bien …
Vous avez des ambitions nobles en la matière mais il me semble profondément illusoire de considérer que le salut passe par la fibre.
Je considère également que rares sont les particuliers qui ont besoin d’un tel débit …. et comme jusqu’à preuve du contraire Nogent est plutôt une ville résidentielle, il me semble logique de considérer que mes besoins doivent être assez proches de ceux des Nogentais.
Pour ce qui concerne, Free, France tel ou Neuf : cela fait bien longtemps qu je ne crois pas forcement ce que l’on me raconte et que je me suis aperçu que la problèmatique en terme de densité était différente …
Laissons les donc “digger” nous verrons bien.
Ma question demeure : comment inciter et convaincre ?
7 Février 2008 à 12:35h
DJ,
La piste d’un NRA supplémentaire est intéressante et je cède volontiers la paternité de cette idée à D. Kirsner, mais
- 1/ elle reste à explorer car le cadre technique, juridique et financier n’est pas évident,
- 2/ elle ne saurait être que transitoire. Passer de 3 Mbs à 10 Mbs asymétriques peut paraître extraordinaire. La fibre, c’est 100 Mbs symétriques tout de suite et demain 1Gbs. Ce qu’on peut faire avec de tels débits est de nature à profondément modifier la société.
Cette piste figure parmi nos propositions en matière de “gestion de la transition”. Mais on ne peut pas parler de très haut débit avec cette solution.
Je reconnais volontiers que la fibre est un sujet complexe, avec de nombreuses considérations techniques, juridiques, opérationnelles et économiques.
Il me parait difficile de partir de vos besoins personnels -qui sont tout à fait respectables et raisonnables- pour en déduire un raisonnement macro-économique.
Vous avez parfaitement le droit de considérer que la technologie ADSL est suffisante pour vous. Mais cette vision va à l’inverse de la tendance générale observée sur ce marché.
Il y a deux ans, votre point de vue aurait certes paru raisonnable. Aujourd’hui, la situation s’est complètement inversée.
Free a annoncé l’année dernière qu’il allait fibrer tout Paris d’ici 2012 et proposer un abonnement à 29.90 EUR avec 100 Mbs symétriques, permettant notamment plusieurs canaux de TVHD et de Vidéo à la demande. France Telecom et Neuf ont embrayé. Grâce à la concurrence, précisément, les prix devraient rester bas.
La concurrence est donc un enjeu essentiel. L’échec du cable avec Noos/numéricable en est bien la preuve.
Le déploiement de la fibre optique est un enjeu majeur des années 2008-2014 au plan national, européen et mondial. Tous les experts s’accordent là -dessus. C’est une tendance lourde aux répercussions considérables. Les opérateurs investissent massivement, le régulateur travaille d’arrache-pied, le législateur entre en piste. On peut refaire le monde à Nogent sur Marne, mais avec ou sans nous, il continue de tourner.
Pour la ville, le défi est donc soit d’inciter les opérateurs à investir soit à investir directement. Nous penchons pour la première solution, même si, via le syndicat de communes Sipperec, des alternatives complémentaires sont déjà en route (dans une certaine opacité, soit dit en passant).
6 Février 2008 à 0:46h
@ Laurent Bernat
J’ai pris connaissance avec intérêt des propositions formulées et des détails qui sont apportés
Je ne me livrerai pas une critique pointue sur un sujet qui ne m’est pas très familier.
La piste NRA exposée par Dominique Kirsner dans son blog voici plusieurs semaines me semble présenter quelques similitudes avec celles que vous évoquez.
J’en resterai, pour ma part, à la problématique coûts / avantages pour la ville et ses habitants. Je ne pense pas que poursuivre la piste FTTH ait un grand avenir car en réalité l’ADSL actuel me paraît à même de satisfaire une grande partie des habitants (dont moi).
Je ne suis pas prêt, et je ne suis sans doute pas le seul, à payer beaucoup plus que les 30 euros mensuels d’une connexion ADSL.
Considérant, à tort peut-être, que je suis un individu moyen représentatif des nogentais, je ne vois pas pourquoi un opérateur se lancerait dans un tel projet alors que les recettes supplémentaires à attendre ne sont probablement faramineuses.
Il faudrait donc se livrer à un calcul : combien coûte la mise en place de la fibre dans Nogent, quelles sont les recettes additionnelles escomptées par l’opérateur …. cela a-t-il un sens sous l’angle retour sur capitaux investis ?
5 Février 2008 à 23:08h
Je viens de publier un article sur cette question sur le site http://www.arazi.fr. Je pense qu’il répond à vos interrogations. Et si ce n’est pas le cas, vos remarques sont les bienvenues.
5 Février 2008 à 20:29h
@ Laurent Bernat
Comment entendez vous inciter les opérateurs à investir pour déployer la fibre optique dans la ville ?
Pensez-vous que Nogent n’est pas “fibrée” en raison d’un manque de concurrence entre les opérateurs ?
Qu’appelez-vous une vraie stratégie de développement numérique ?
L’équation que les opérateurs doivent résoudre est financière : fibrer oui ! dès lors que la solution technique retenue n’est pas un gouffre …